Toutes les organisations nationales et internationales reconnaissent qu’ Haïti l’un des  pays de l’Hémisphère Occidentale ayant le taux le plus élevé d’enfants victimes de l'insécurité alimentaire. En Haïti, particulièrement dans les zones rurales,  La malnutrition touche plus particulièrement les enfants et les femmes. Chez l’enfant, on estime que la nutrition pendant la période de la conception à 2 ans est cruciale pour garantir un développement normal. Quant aux femmes enceintes et  allaitantes, elles  sont particulièrement exposées aux carences, et notamment à l’anémie. En Haïti, le problème d’insécurité alimentaire et de sous-nutrition ne se limite pas uniquement aux petits enfants, mais aussi à ceux-là qui sont en âge de scolarisation et même pendant l’adolescence. La carence alimentaire est un facteur endogène qui influe sur la capacité générale et spécifique des enfants d'apprendre avant et après la scolarisation.

 

La diminution considérable de la productiton agricole  à travers le pays et l’importation grandissante des aliments industriels contribuent à l’insécurité alimentaire chez les enfants, particulièrement les écoliers. Tout le monde est censé comprendre l’importance de la bonne alimentation dans le développement phsyique et intellectuelle de l’enfant. L’alimentation balancée représente un besoin physiologique et psychologique pour le corps, car il y puise des protéines et de l’énergie nécessaires à son équilibre quotidien. D’autre part la carence alimentaire peut provoquer une sous-nutrition/malnutrition qui peut être fatale ou des maladies plus ou moins graves.

 

Pour combattre l’insécurité alimentaire chez les enfants, l’ODAPSA propose une augmentation systématique de la productivité agricole, l’encadrement technique aux petits agriculteurs, et l’accès au crédit qui permettra aux parents de créer des petites et moyennes entreprises. De plus, promotion de la production maraîchère, la plantation du moringa et celle des arbres fruitiers sont des facteurs indispensables dans la lutte contre l’insécurité. Réduire l’insécurité alimentaire est nécessaire à l’augmentation de l’effectif et la rétention scolaire en Haïti, particulièrement dans les milieux ruraux.

 

Les résultats  d’une enquête  effectuée par Jean Bonnélus (2013, 2015) dans des écoles communautaires de la Chaîne-des-Matheux (Ouest) et deux sections communales des Verrettes (Artibonite) ont démontré que le nombre d’élèves diminuent considérablement lorsqu’il n'y avait pas de cantine scolaire. D’autre part, cette même enquête a révélé qu’il y avait une augmentation de l’effectif scolaire lorsque les enfants recevaient un repas chaud tous les jours. Dans ce contexte, la cantine scolaire est l’un des facteurs pouvant contribuer non seulement à la réduction de l’insécurité alimentaire mais aussi à la retention d'un plus grand nombre d'élèves dans les écoles.

 

Les repas chaud  jouent un rôle important dans la performance des écoliers et la rétention scolaire. Cependant ces repas ne répondent encore aux quatre dimensions principales du concept de la sécurité alimentaire: la disponibilité, l’accès, la stabilité, l’utilisation. D'où l'importance de la cantine scolaire pour tous les écoliers issus de familles vulnérables pendant toute l'année scolaire. Tenant compte des richesses naturelles dont dispose Haïti, l’ODAPSA s’est lancée dans une campagne soutenue aux fins de réduire et même d’éradiquer la malnutrition et l'insécurité alimentaire chez les enfants de nos  villes et campagnes. La réalistion d'un tel programme passe nécessairement l'encadrement technique et l'accès au crédit agricole pour les agricullteurs d'Haïti.