Organisation pour le developpement Agricole et la promotion de la securite alimentaire (ODAPSA)

La carence alimentaire qui persiste dans le Nord-Ouest et dans le reste du pays est directement liée à la faiblesse et même à l’inexistence d’infrastructures visant à la transformation des aliments. Bien que les experts haïtiens et étrangers se mettent d’accord sur la nécessité et même l’urgence d’une augmentation systématique de la production agricole en Haiti, cela ne servira à rien sans la transformation et les conservations des aliments. Dans les milieux ruraux haïtiens, il y a toujours de carence alimentaire peu de mois après des récoltes abondantes. Car année après année, il y a une quantité inestimable de tonnes d’aliments qui sont perdues et gaspillées à cause des facteurs suivants: «les limitations financières, techniques et de gestion touchant les récoltes, le stockage, les équipements de refroidissement (dans les cas de conditions climatiques difficiles), la qualité des infrastructures générales, les systèmes d’emballage et de commercialisation».

La sécurité alimentaire est un des problèmes majeurs d’Haiti, particulièrement dans le département du Nord-Ouest.  Avant même d’établir les établissements de transformation et conservation des aliments, l’ODAPSA propose la formation des agents au niveau local pour assurer la soutenabilité du programme.

 

Pourquoi la transformation alimentaire?

D’après la FAO, la préparation et la transformation des aliments jouent un rôle important auprès des communautés rurales parce qu’elles assurent leur sécurité alimentaire, augmentent la variété des régimes alimentaires, et sont un moyen de diversifier le revenu et l’emploi. Le succès de la transformation des aliments au niveau du village renforce la qualité de vie des villageois en contribuant à leur prospérité et en améliorant leur santé et leur nutrition.
« A l’état brut, les céréales, les légumes, la viande et le poisson sont désagréables au goût, et certains aliments, comme le manioc, sont dangereux à consommer s’ils n’ont pas été transformés. Même les noix, le lait et les fruits, qui peuvent être consommés tels quels, gagnent à être transformés en une grande variété de produits ».

La transformation donne aux cultivateurs la possibilité de diversifier leurs sources de revenus. Elle les permet de se protéger contre la baisse des prix et des revenus pendant les périodes de surproduction saisonnière, au moment des récoltes. De plus, la transformation permet aussi aux villageois qui pratiquent les cultures de base de faible valeur de leur ajouter de la valeur et d’accroître le revenu du ménage.

 

Le programme de transformation alimentaire comprend

a. les produits végétaux

le maïs
le manioc
la banane plantain
l’arbre véritable
les pommes de terre
les fruits tropicaux
l’arachide
le moringa (oleifera)

 

b. les produits animaux

le lait
les fruits de mer
les volailles
les bovins
les caprins
les porcins